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vendredi 3 avril 2015

Wuzhen : la cité des Doges version Ming et Qing


Je vous présente une escale romantique sur la Venise du Grand Empire du Milieu: Wuzhen.

La Venise Chinoise
Nous avions déniché un petit hôtel non loin du site de la vieille ville et d’emblée le ton était donné: Une chambre au papier peint rose pâle sur lequel pleuvait des … roses ! Une estrade pour relever le niveau d’un lit, lequel était déjà occupé par deux roses rouges entrelacées.
En m’emparant de l’une des roses, je constatais l’absence d’odeur et la rugosité de ses pétales …  du plastique !
De la Chine tout craché ! du semblant, du fake, du made in china. Ces attentions romantiques ratées typiques des Chinois nous font marrer ; Il est loin ce pays des Vespas, cette Cité des Doges où les pigeons tourbillonnent au dessus des demandes en mariage…

Du romantique à la chinoise
Mais l’intention y était! C’était Kitch, certes… mais ça avait un petit côté douillet et enfantin qui, on ne sait pas pourquoi, nous plaisait bien !
Pour achever de nous conquérir il aura suffit de ces quelques gâteaux typiques de la région disposés sur la table du thé, à notre attention… La gentillesse et la générosité de nos hôtes transpirait de cette pièce.

Nous fîmes donc honneur au lit et aux gâteaux pour faire un point général sur le planning des visites. Bon c’est vite vu. On doit se balader dans Wuzen !

Une fois de plus, notre hôte ne parle pas un mot d’anglais. Pour lui demander notre chemin nous devons donc mimer, dessiner et parler avec les mains. Si ce langage dont j’ai si souvent parlé dans mes récits est rudimentaire, il permet, outre la délivrance d’informations globales, de démasquer le cœur de votre interlocuteur. Il me semble même que c’est plus facile de le démasquer ainsi qu’avec des mots. L’interlocuteur foncièrement gentil va se dépasser dans l’imagination des moyens à mettre en œuvre pour que nous le comprenions : il va sortir dehors, vous demander de lui suivre, vous montrer la gauche, vous mimer un pont ; il va écrire des informations en lettres chinoises pour que vous puissiez vous en servir auprès des passants dans la rue, il ne va pas hésiter à se ridiculiser dans les mimes et tout ça pour une unique raison : que nous nous comprenions, pour que les mots ne constituent pas un obstacle entre les êtres.
Notre hôte était l’un de ces gentils qui s’efforcent à se dépasser juste pour nous faire plaisir et finalement nous donner un petit moment de bonheur.

C’est donc après une demi heure de mimiques et de grimaces dont même les vieux singes n’ont pas le secret, nous quittions l’hôtel armés, croyons nous, de toutes les informations utiles à notre programme.
Mais évidemment, il y a une info que nous aurions bien aimé connaître et que nous n’avons pas : comment ne pas se ruiner pour visiter cette ville ;
Comme à l’accoutumé, nous suivons donc un invariable mur blanc surmonté de ces tuiles noires typique que tout l’Empire. Puis un brèche… Un espoir. Nous nous approchons. C’est un cul de sac : ça ne mène qu’à une rivière qui nous coupe la route.

L’expérience déjà vécue à Pingyao (au cours de laquelle, je vous le rappelle, nous avions fait le tour de tous les remparts à la recherche d’un faille nous permettant d’accéder à la cime de la muraille) nous revenait en tête… et cette fois ci nous n’eûmes pas le courage de faire le tour de la ville à l’affut de la faille du mur blanc, et nous dirigeâmes donc vers l’entrée officielle.

Quelques instants plus tard, nous nous retrouvions face à un préposé au guichet et lui demandions une entrée pour les parties est et ouest de la citée. Ben oui, vu que les chinois veulent se faire une marge sur tout, il ont séparé la ville en deux et mis des tarifs distincts. Par chance, le nord et le sud ne sont pas encore isolés…

Alors imaginez vous un préposé au guichet en France… C’est déjà pas très malin : on est d’accord. La communication est difficile : ben oui parler avec un con c’est toujours une épreuve redoutable.
En Chine, les préposés respirent la même intelligence que chez nous sauf que… ils ne parlent pas un mot d’anglais. Le postulat est donc légèrement différent, on tente de parler avec un con dans une langue qu’il ne comprend pas et pour laquelle il met toute son énergie à ne pas comprendre… légèrement plus redoutable.
Ma patience ayant ses limites, je m’écarte du guichet pour éviter l’esclandre (qui si elle avait du se produire, aurait éclaté en français dans la mesure où je ne maîtrise pas suffisamment l’anglais pour cracher mon venin à la rapidité de l’éclair) et laisse Flo gérer la situation.
Quelques secondes plus tard, il pète un câble et me rejoint. Le préposé ne veut pas nous vendre les entrées on ne sait pour quelle raison !
Pour une fois qu’on veut bien payer une entrée…c’est le comble ça !!
Jouxtant l’entrée de la citée lacustre, un hôtel luxueux nous tendait les bras. On y va… là bas on pourra sans doute trouver quelqu’un qui parle la langue de Shakespeare. La dame de l’accueil ne parle pas cette langue mais semble comprendre que nous voulons un interlocuteur. Elle appelle quelqu’un … qui appelle quelqu’un… qui… parle Anglais! Euréka ! Nous avons nos explications : Nous ne pourrons pas aller à Wuzhen est  car il est trop tard. En revanche il nous est toujours possible de visiter Wuzhen ouest.
Nous nous rendons une second fois face au préposé au guichet, nous lui montrons « Wuzhen ouest » écrit en chinois et …. Alléluia, nous avons notre billet d’entrée. L’enchantement peut commencer et d’ailleurs … commença.


Le soulagement d'être entré!
On entrait dans un village de bois vieux de plus de 1000 ans, bâtis sur des pilotis aux pieds dans l’eau. C’est aussi beau que touristique.  Nous qui aimons l’architecture dans tous ses états, nous sommes servis, ce village a un charme d’antan. Les maisons aux façades de bois dentelé, aux fenêtres à claire-voie et aux toits de pagodes sont toutes plus belles les unes que les autres et se disputent la place aux premières loges des canaux, lorsqu’un saule pleureur n’y a pas déjà élu domicile.

Les pieds dans l'eau

Sous un saule
On traversera une bonne dizaine de fois le canal principal en empruntant ces ponts en demi lune, sous lesquels coulent les gondoles remplies de touristes et de denrées toujours en jarres. Et puis on se perd dans le dédale des ruelles alentour, toujours fascinés par la finesse des sculptures sur bois. Au moment où l’eau nous barrait le chemin nous cherchions un pont, nous nous arrêtions au point le plus haut de celui-ci pour admirer cet ensemble de bois et d’eau.

Sur un pont
Le déménageur!

A l’air, l’eau et le bois, il ne manquait plus que le feu. Les couleurs chaleureuses des loupiottes firent leur entrée en fin d'après midi. Le décor en était plus beau encore. Plus majestueux ; les quatre éléments étaient réunis.

La réunion des quatre éléments
C’est exactement à cet instant que nous décidâmes de dîner une spécialité locale, une soupe de ravis farcis avec une mixture de viande et de légumes. Le temps pour nous, ou plutôt pour moi, de faire un petit point « histoire et culture » sur cette ville. Ehhhhh oui ! C’est pas comme si ça l’intéressait Flo de se cultiver ! Et puis...il ne peut pas faire deux choses en même temps ; C’est soit il bouffe, soit il se cultive. Et entre les deux… il n’y a, selon lui, pas photo.
Une question me taraudait. Que faisaient les habitants de cette ville avant que toutes les maisons ne deviennent des restaurants, des magasins de souvenirs ou des hôtels ?

J’apprenais alors qu’il s’agissait d’une ville de tisserands et de teinturiers, mais que compte tenu l’importance accrue du tourisme dans cette ville épargnée par les ravages matériels de la révolution culturelle, le gouvernement a cru bon d’exproprier les gens du cru pour y substituer des commerçants, payant leur redevances… au gouvernement. Il n’y donc pas de personnes âgées occupées à méditer sur leur canne, pas d’enfant pour vous bousculer dans les rues ou vous attendrir en tenue d’écolier, pas d’hommes à vélo… Il y a deux catégories de gens : les vendeurs reconnaissables à la similitudes des objets qu’ils vendent (souvenirs, peintures de la ville, nourriture) et les clients reconnaissables à leur possession d’un appareil photo.
Toutes ces villes de la Chine Impériale, si belles soient-elles, ont à nos yeux perdu de leur âme, une âme vendu au diable ou plutôt volée par le diable.

Après le repas notre attention se reportait d’avantage sur ce vide. Il s’agissait, encore, d’un très joli Disneyland, mais d’un Disneyland quand même.

Un très joli Disneyland!
Finalement nous devions nous borner à admirer le travail des anciens, et à imaginer leur mode de vie.

L'entrée d'un restaurant...
Nous continuons donc notre promenade nocturne Jusqu’à la Pagode, à la lueur des loupiottes et des bougies-nénuphars en tissus qui flottaient sur les canaux. Là un groupe de jeunes se prenait en photo. Les filles étaient en robe de soirée et les hommes en costume. Mais il n’y avait ni soirée ni coocktail. Il s’agissait simplement pour eux de se prendre en photo à Wuzen... Un décor; juste un décor.

A la lueur des nénuphars
Direction la pagode
La pagode de la ville sonna pour nous l’heure de rebrousser chemin, de nous coucher pour rêver du romantisme qui devait exister là, du romantisme tué sous les coups d’un communisme que l’on dit capitaliste…

Objectif atteint!
Le lendemain, notre hôte continua à nous traiter comme des Pachas… Il faisait un point d’orgue à nous emmener lui même à la gare. Nous acceptons de bonne grâce, pas spécialement parce que ça nous épargnait la marche, mais pour profiter au maximum de rapports sincèrement gentils. Le bus démarra et la direction de Hangzhou.

Pour l'album photo c'est ici !

jeudi 9 octobre 2014

Dali 大理市: entre lacs et montagnes


Nous arrivons de nuit à Dali. Bien entendu, et comme à l’ordinaire nous négocions un tuk-tuk à la sortie de la gare routière. Pour ce faire et alors que les chinois ne parlent pas du tout l’anglais (même pas les rudiments), nous montrons à celui qui allait être notre chauffeur l’adresse de notre hôtel ; adresse écrite en caractère chinois. Il fait « oui » de la tête, pas de doute, il connaît cette adresse. On négocie le prix et on tombe d’accord sur la somme de 40 Yuans.

Après 30 minutes de conduite, nous apercevons la ville. Notre conducteur passe la porte, fais 400 mètres et s’arrête au beau milieu d’un carrefour et nous fais signe qu’on est arrivés en ville. Sauf que nous on veut pas « arriver en ville » on veut arriver à notre Guest house. On ressort notre réservation, on la lui pointe sous le nez, et on lui fait comprendre que c’est soit on sort sans payer parce qu’on est pas à l’adresse demandée, soit il nous mène à notre hôtel. Il semble embêté : on n’est pas des touristes faciles à arnaquer. Du coup, l’appât du gain (qui semble compromis compte tenu des circonstances) lui force à alpaguer un commerçant et pour lui demander ou est la rue de notre hôtel, qu’à l’évidence il ne connaissait pas le moins du monde.

Il fait 100 mètres, il demande à un nouveau commerçant, et recommence au moins 15 fois son opération avant de nous déposer en face de la guest house. Là on s’apprête à le payer le prix convenu. Mais celui-ci lui semble désormais dérisoire compte tenu du fait qu’il s’est arrêté, qu’il a dû demander, faire deux fois le tour de la ville etc… Il en veut maintenant pour 50 Yuans. Ce genre de comportement a le don de me mettre hors de moi, surtout qu’il a préféré attendre que nous soyons devant nos hôtes –qui eux parlent parfaitement anglais et s’improvisent traducteurs- pour faire sa demande supplémentaire. J’éclate sans peur du scandale. Bien que je ne sois pas à 10 Yuans près c’est une question de principe : Un deal est un deal. J’argue à qu’à mon goût il a mis trop de temps pour m’accompagner à mon hôtel que par conséquent le prix a changé et est devenu 30 Yuans. Il trouve l’argumentation aberrante. Pourtant c’est exactement la sienne ! Il finit pas s’écraser comprenant que s’il continuait 2 minutes de plus ce serait 0 Yuans !

Une fois dans la salle d’accueil de l’hôtel, on montre les références de notre réservation. Et comme apparemment la chance est avec nous ce soir là, les hôtes nous apprennent que la personne qui occupait notre chambre la nuit passée est tombée malade et qu’elle est par conséquent restée dans ladite chambre ; du coup on est surclassé. Enfin une bonne nouvelle !


Bienvenue à notre hôtel!


Pour accéder à notre chambre on passe par la cour centrale et on se rend compte qu’on est dans une maison traditionnelle chinoise rénovée avec le meilleur goût !
On est conquis. Si toute la ville est comme ça on aura pas assez de trois jours pour la découvrir donc pas question de perdre une minute. On s’endort comme des bébés.

La pause clope du matin
Le lendemain on arpente les rues de la ville et comme nous nous y attendions, c’est l’enchantement.

Nous étions au cœur d’une ville ancienne, aux maisons en pierre, aux devantures en panneaux de bois sculptés que les commerçants séparaient de leurs gonds – fixés au sol- pour ne les réunir qu’à l’heure où les lanternes rouges servant d’éclairage public à ville, s’allumaient. Les toits sont fidèles à eux mêmes : Ils sont faits de tuiles grises et osent, au niveau de le faît, une courbure de hamac. Un détail cependant les différencie des toits de la ville de Janshui : ils sont le siège d’une végétation romantique. On avait ainsi un fin tapis de mousse qui habillait les tuiles, tandis que les fleurs de pissenlits y avaient élu domicile pour échapper au plumage habituel des passants souhaitant faire un vœux. 

Un petit somme en pleine rue, dans la brouette!


Les toits velus de Dali
Voilà présenté le bijou.

L’écrin, pour sa part, remplissait son rôle à la perfection.
Il était fait de montagnes boisées se cachant parfois derrière des petits nuages en ballade dans le coin. En contrebas de la ville, il avait opté pour un lac paisible servant de point de rendez-vous à des villages restés dans leurs jus.
Si donc nous souhaitions voir les montagnes, il nous suffisait de remonter les rues, tandis que si nous souhaitions avoir une vue sur le lac, il nous suffisait de les descendre.


Il n’y a rien à dire : l’écrin était à la hauteur du bijou.

Après avoir bien arpenté les rues de la vieille ville, on se dirige vers son symbole : les trois pagodes situées en dehors des remparts.

On emprunte donc l’une des grosses portes de la ville, et nous voilà au beau milieu des ateliers de la cité.

A la porte.
Ignorant l’existence des clauses de non concurrence, les artisans vendaient tous exactement les mêmes choses : des plaques de marbre taillé.

Quelques artisans osent, sur leur pas de porte, nous proposer d’acheter.

Il est regrettable qu’il n’y ait pas eu de marchands de chrysanthèmes et de vendeurs de portes-photo, car si tel avait été le cas, j’aurai pu voir l’agencement des objets et éventuellement craquer pour telle ou telle pierre tombale.

Compte-tenu de cette carence j’étais contrainte, au grand malheur des artisans, de décliner leurs propositions.

Une fois traversée la zone des ateliers, on aperçoit les pagodes. On s’y approche et là…  c’est la déception !

C’est juste 3 fines pagodes : deux petites et une grande. On s’installe au meilleur emplacement pour les voir et c’est parti pour une séance photo avant de rejoindre notre antre.


Les pagodes.
Yes on les a trouvé!
 Au petit matin (11 heure) du lendemain, une toute nouvelle expérience nous attendait : la conduite d’un scooter électrique. C’est une grande première pour nous deux.

Je profite de l’occasion pour vous décrire ces ovnis.
Si à certains égards la Chine est polluée et bruyante, les deux-roues n’y sont pour rien. Bien qu’ils soient très nombreux dans les villes, ils ne font aucun bruit (même pas le bruit d’un vélo), et ne consomment pas un Yuan d’essence.
A peine étions nous entrés sur le territoire chinois que nous étions conquis.

Avec le temps néanmoins, on se dit que ces inventions ne sont pas adaptées à la conduite chinoise : une conduite ayant la particularité de faire une totale abstraction de la chose beige mouvante appelée chez nous « pieton ».
Cela revient donc pour les conducteurs de scooters-électriques à considérer que le trottoir est une voix libre à exploiter. Plus d’une fois, ces fantômes nous frôlères à 50 km/h sans que ça ne leur pose le moindre problème.

Une fois n’est pas coutume, ce jour là à Dali le scooter électrique était entre des mains responsables : celles de Flo.
Maman, je sais que cette déclaration peut te paraître aberrante , tant ta voiture a fait de séjours prolongés chez le garagiste grâce à mon cher et tendre, cependant je ne dis que la vérité par rapport au référentiel qui est le notre : les chinois.
En gros, si tu aimes ta voiture, ne la prête jamais à un chinois. C’est pire que Flo. C’est dire !

Ce jour là donc, nous partions explorer les environs de Dali avec pour objectif le village de Xizhou à 30 km de là.

Sachant que la batterie électrique a une autonomie de 60 km, on est large. Le problème c’est que dans nos calculs, on avait pas pensé qu’il fallait revenir sur Dali… Mais peu importe, on en est pas encore là.

On pars donc à travers champs, puis on suit la route qui fait le tour du lac au milieu duquel des pêcheurs se livraient à leur activité à cheval sur une planche reliant deux chambres à air.

Sur les rives du lac
Sur la route de Xizhou
Nous traversons quelques bourgades avant d’apercevoir Xizhou. Un charmant village à l’architecture Bai où nous passerons deux heures. 
Dans les rues de Xizhou

L'entrée de Xizhou
Le lac de Xizhou
Puis c’est reparti dans l’autre sens, mais cette fois la route fut marquée par le stress d’avoir suffisamment de batterie…

Sur le scooter, Flo se prenait pour la femme de barbe bleu et me prenait pour la sœur Anne.

« - Sibylle, ma Sibylle, ne vois-tu rien venir ?
-       je ne vois que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie ;
-       Sibylle, ma Sibylle, ne vois-tu rien venir ?
-       Je ne vois que le ciel qui bleuois et le soleil qui rougeois ;
-       Sibylle, ma Sibylle, ne vois-tu rien venir ?
-       Je vois trois pagodes, une grande et deux petites. Elles s’approchent. Elles sont à moins de 100 lieues (je dis ça au pif ; en vrai je sais pas combien ça fait une lieue. Mais c’est joli nan ?). Les voilà à nos pieds ».

Nous étions sauvés par Dali ! Estamos Salvador Dali! Dali que nous allions quitter dès le lendemain pour la petite ville de Lijiang.  

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